Samedi 22 août 2009


S'il y a un endroit au Canada que j'ai aimé par dessus tout, c'est le Nouveau Brunswick. J'ai aimé ce bout de terre pour ses eaux chaudes, pour ses plages de sable, pour sa dune de Bouctouche, pour ses Hopewell Rocks, pour son bilinguisme officiel et pour la rivière chocolat (un jour je vous mettrai des photos!). Et plus que tout, un soir d'été, j'ai aimé Parlee Beach, et j'ai regardé le soleil se coucher, côte à côte avec Edna, la tante d'Ex, un verre de rosé à la main.

 

Certains soirs d'été, lorsque la chaleur et l'humidité envahissent Montréal, je repense à Parlee Beach. À Edna, que j'appréciais tant et que je ne reverrai jamais. Alors je me sers un verre de rosé, ''ben stallée dans mes pensées'', et je me dis qu'on s'rait ben, à Parlee Beach.


 



Par Miss Gaby - Publié dans : Entre filles - Communauté : tribulations de filles
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Mercredi 12 août 2009

Je vous parlais récemment des différentes manières de danser la salsa. Bien que la musique soit la même, il existe différents styles de salsas: principalement la salsa cubaine et la salsa portoricaine.

La salsa cubaine se danse sur le temps fort de la musique (le 1!) et se caractérise par ses nombreux jeux de bras et ses mouvements afro-cubains. La danseuse se déplace circulairement autour du danseur. Voyez plutôt:




La salsa portoricaine n'a pas grand chose de portoricain. Elle a plutôt été développée aux États-Unis. Sa caractéristique principale est de se danser sur une ligne (et non en cercle!) et d'inclure de nombreux jeux de pieds (les shines). Elle peut se danser sur le temps fort de la musique (le 1: Los Angeles Style) ou sur le temps faible (le 2: New York Style). Le Los Angeles Style est parfois acrobatique. Le New York style est dérivé du mambo (remember Johny's mambo in Dirty Dancing?). En voici un exemple:




À Montréal, on danse principalement le Los Angeles et le New York styles. Personnellement, j'ai une formation de type Los Angeles, mais je ne rechigne pas à danser cubain. Du moment que ça se danse sur le 1, je suis partante! Par contre, j'ai de la difficulté à suivre les danseurs de ''on 2''. Je me perds dans le rythme et finis toujours par retomber dans le 1.

J'ajouterais aussi que certaines chansons se prêtent davantage au style cubain tandis que le style portoricain, plus ''ballroom'', convient mieux à d'autres musiques.


Et vous, vous dansez quoi?

Par Miss Gaby - Publié dans : Fourre-tout inclassable - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 10 août 2009

Samedi matin:
J'ai été au cinéma avec Simon hier soir. On a été voir Harry Potter. Simon est très entreprenant: Harry n'était pas encore arrivé à Poudlard qu'on se frenchait déjà comme deux ados. Note pour plus tard: quand on passe sa soirée à rouler des galoches à un type mal rasé, on a forcément des boutons sur le menton le lendemain. Comment ai-je pu oublier ça?! Simon a dit qu'il me rappellerait à mon retour de vacances. Je ne sais pas trop si j'ai envie de le revoir, mais pourquoi pas... Ça fait du bien, se sentir désirée par un gars! Pas comme Martin l'Asexué. Zut, il faudrait vraiment que je fasse ma valise.

Samedi après-midi (en expédition archéologique dans l'appartement):
Je ne trouve pas mon tuba. Câlisse.

Samedi soir:
Eurêka!!! Je sais où est mon tuba: je l'ai oublié sur la plage à Holguin l'année dernière! Shit. Je ferai de l'apnée, pas plus grave que ça. Ou j'en achèterai un sur place! Entre nous, j'espère que j'aurai plus le coeur à la fête que l'an passé. Si j'ai le malheur d'avoir ne serait-ce qu'une pensée pour un morceau quelconque de la brochette de crétins que j'ai endurée pendant l'année, je me fous une claque! C'est les vacances, merde. Je veux juste fucking enjoyer la plage et l'open bar!

***

Dimanche, 4h du matin:
Ça y est. Estoy lista por vacaciones!!! Juste prendre mon sac et.... rhaaaaaaaaaaaah!!!!!!!!! Qu'est-ce que c'est que cette horreur??? C'est blanc, soyeux, il y a des petits trucs qui remuent à l'intérieur et... oh my god!!! un nid d'araignées!!!

Dimanche, 4h15 du matin:
Inconvénient numéro 1 d'être célibataire: je dois me défendre contre les insectes toute seule. Personne pour faire courageusement rempart de son corps contre ces satanées bestioles! C'est pas de ma faute: j'ai peur de tout ce qui a plus de quatre pattes. Entre nous, je me sens quasiment plus à l'aise d'affronter un tigre du Bengale qu'une araignée ou une coquerelle. Y'a des filles célibataires dans la salle? Vous faites comment, vous?

Dimanche soir (sur un transat, au bord de la piscine):
Mmmmmmm.... In mojito veritas.

***

Lundi matin (en faisant la planche dans l'eau):
C'est fou comme le soleil, la plage et les mojitos peuvent dissiper les petits soucis du quotidien. Ici, la vie parait bien plus douce... Il faudrait que je dresse une liste des 'choses-pas-importantes-de-la-vie'. Allez, je me lance:

Liste des choses pas importantes:
- Ne pas avoir de tuba.
- Ne pas avoir couché avec Martin. (C'est qui ça, déjà, Martin?).
- L'odeur dégueulasse du buffet. (Ce qui est important, c'est la plage et le soleil, pas vrai? Pas la bouffe?).
- La cellulite sur mes cuisses. (Tout le monde en a).
- Les moustiques. Parce que bon, il y en a quelques uns. C'est normal: il fait chaud et humide. C'est quand même pas la fin du monde, non?

Tiens, je vais allez m'escarrer sous le parasol. Je vais demander à Sarah si elle n'a pas envie d'aller nous chercher des pina coladas.

Lundi, 18h:

Cet après-midi, Sarah a rencontré un psychiatre du nom de Brent. Il a une bonne quarante-cinquaine d'années. Il frise peut-être même la cinquantaine. Sarah lisait un livre vraiment chouette de Nadine Bismuth. Ça s'appelle: 'Êtes-vous mariée à un psychopathe?'. Un recueil de nouvelles. Attendez, je vous lis le début de la première nouvelle, c'est fendant:

Nous sommes partout. Au bureau, à l’épicerie, dans l’ascenseur, sur les ponts, dans nos voitures, dans le métro, sur nos balcons, à vélo, à la banque, à l’aéroport. Que nous soyons diplômées, autodidactes, brunes, rousses, minces, grosses, bijoutières, fonctionnaires, avocates ou animatrices à la radio, ça ne change rien à l’affaire : nous sommes célibataires.

Déesses, nous rendions les dieux de l’Olympe complètement fous ; sirènes, nous faisions perdre le nord aux héros de la mer. Mais ça s’est détraqué : nous sommes devenues des vierges, des sorcières, des nonnes, des courtisanes, des gouvernantes, des tuberculeuses, des filles mères et des vieilles filles à chats. Aujourd’hui, nous inspirons des romans à l’eau de rose et d’autres à saveur comique (haha), des films aux décors urbains, des séries télé diffusées à heure de grande écoute, des ouvrages de croissance personnelle, des blogues, des noms de martinis, mais par-dessus tout, nous inspirons de la pitié : nous sommes douces et gentilles, ma foi souvent même jolies, nous sommes drôles et intelligentes, alors, bon sang, qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi sommes-nous seules ? Si vous trouvez la réponse, de grâce, dites-le-nous, car notre psy commence à nous coûter cher.


Vous vous reconnaissez? Pas pire hein? Moi en tous cas, je me suis complètement reconnue dans cette description. Sauf pour le chat (je suis allergique). Bon, donc, Sarah lisait son livre et a demandé à Brent ce que c'était, un schizophrène. Brent lui a expliqué grosso modo que c'était quelqu'un qui avait des hallucinations. Par exemple, quelqu'un qui peut 'voir' un dragon dans sa tête et être persuadé qu'il y a effectivement un dragon devant lui. (Et en ce sens, je conçois tout à fait que ce soit problématique, car même si un dragon n'a que quatre pattes, je suis sûre que j'aurais un peu peur si j'en voyais un devant moi). Sarah avait vraiment l'air d'avoir un kick sur Brent, alors j'ai fini par les laisser tous les deux. Brent m'a demandé pourquoi je partais: ''I'm just going to grab a cocktail for my dragon which is waiting for me in the room!'', que je lui ai dit en riant.

Au bar, j'ai commandé deux mojitos: un pour moi, un pour mon dragon.


Lundi, minuit:
Ha! J'ai passé la soirée à danser dans la rue avec des Cubains de vingt-cinq ans tout au plus! Maudit que ça fait du bien de se défouler les pattes! Évidemment, les Cubains dansent 'cubain' (A. dirait qu'ils ne savent pas danser, mais on sait bien qu'A. a une ouverture d'esprit de la taille d'un trou de souris). Pour moi qui danse 'porto-ricain', la salsa 'cubaine' est parfois un peu compliquée. Heureusement, les 'passes' cubaines sont plus faciles que les porto-ricaines. Et puis, Oscar tapotait le rythme dans ma main tout en dansant avec moi, ce qui me facilitait la tâche! Il est mignon ce petit Oscar. Je me demande bien quel âge il peut avoir. J'ai rendez-vous avec lui demain soir à dix heures. Hi hi... En passant, ces moustiques sont vraiment voraces. Déjà quatre piqûres.

***

Mardi après-midi:
Sarah était en train de dire qu'il était hors de question qu'elle prononce une fois les mots: travail-économie-élèves-cours pendant le reste de la semaine (Sarah est prof d'économie au cegep). Que je pouvais la pincer pour un seul de ces mots. À ce moment précis, une fille brune en bikini est venue se planter devant elle et a déclamé: ''Madame!!! On vous a vu jouer au freesbe! Vous êtes en vacances ici vous aussi?''. Sarah est devenue verte, puis rouge. S'en est suivie une conversation mielleuse avec la fille au bikini. Lorsque celle-ci s'est éloignée, Sarah s'est tournée vers moi: ''Je la connais du travail. C'est une de mes élèves de mon cours d'économie''. Je l'ai pincée 4 fois.

Mardi soir:

Sarah est malade (abus de pina colada). Je vais rester avec elle à l'hôtel, d'autant plus que demain nous nous levons tôt pour visiter La Havane. Je vais rater mon rendez-vous avec Oscar. Tant pis. Je déteste les moustiques. Je ne sais pas à quoi le bon dieu pensait quand il les a créés. Question existencielle: quand un moustique se pose sur moi, il me pique. Est-ce que les moustiques piquent les murs, quand ils se posent sur un mur?

***

Mercredi:
La Havane a dû être une ville magnifique, un jour. Ici, à Cuba, c'est simple: c'est beau, mais tout tombe en ruine. Y'a juste les vieilles américaines qu'on retape avec coeur. J'ai vu plein d'endroits dont L. m'avait parlés: le Malecon, où il allait se baigner quand il était petit. La place de la Révolution. La Bodeguia del Medio, le café où Hemingway buvait des mojitos. Le Capitolio. Dans un marché de la vieille Havane, j'ai acheté un petit souvenir pour L. Pourquoi je ne suis pas restée avec ce gars, d'ailleurs? Ah oui: parce qu'il était 'trop gentil' et qu'il 's'attachait trop vite'. (Estie de niaiseuse.) Le soir, nous avons été au Cabaret Tropicana (sur une suggestion de Mark Darcy!). Excellent spectacle sur des airs de salsa, cha-cha, rumba, samba, son et bossa nova. À la sortie du cabaret, un Québécois moyen braille: ''Bah... Ça vaut pas le Cirque du Soleil!''. Évidemment: c'est une revue de danse, pas un cirque. Crétin. Sa femme de renchérir: ''Et c'était nettement moins bien que le Moulin Rouge''. Crétine: on est à La Havane, pas à Paris. Y'a une différence de budget... D'ailleurs, j'suis pas sûre qu'au Moulin Rouge t'aurais eu deux Ron Collins, une coupe de champagne, une bouteille de rhum et un spectacle de deux heures pour 45 pesos... tsé...

Scusez. J'aime pas les Québécois moyens. Ni les Français moyens. Ni les gens moyens, en fait.

***
Jeudi après-midi:

Sarah évite Brent depuis qu'il lui a dit textuellement: ''I'm here for two weeks. I just want to be drunk and to get laid''. Elle dit que de toutes façons, il est trop vieux, et qu'avec l'alcool, il doit bander mou. Anyways, elle a rencontré un gars de Toronto. Ving-cinq ans. Il s'appelle Léo. ''Il doit encore bander dur, lui, à son âge'', assène-t-elle.

Le midi, nous n'allons plus au buffet principal, mais dans un autre restaurant situé sur la plage. Il y a un serveur plutôt mignon, mais il a l'air vraiment jeune. Il est grand, mince, châtain, la peau claire mais dorée (comprenez juste que c'est un blanc bronzé, pas un métisse ni un noir!), avec de très beaux yeux noisette. Il m'a regardée. Je lui ai souri béatement en mangeant une croquette de poulet et de patates. Une Fidel-Croquette, que j'ai baptisé ça. La version cubaine de la Mac Croquette. Bref. Il m'a souri en retour, est venu me voir et m'a demandé si je voulais de la limonade. J'étais sur le point d'acquiescer quand Sarah est arrivée avec deux grands verres de limonade. :(

Jeudi soir:
Sarah est plutôt énervée. Elle a vu son étudiante et Léo s'embrasser à pleine bouche dans la piscine de l'hôtel. Du coup, elle a proposé à Brent de nous accompagner à la Calle 62, un bar du village où se produisent des bands cubains. Brent a refusé, ce qui a rendu Sarah encore plus furieuse. Oscar n'était pas là ce soir. Dommage. J'ai dansé toute la soirée dans la rue avec les gars. Il y a un certain Fabio qui veut me marier. J'aime Cuba: c'est le seul endroit de la planète où des hommes veulent m'épouser.

***

Vendredi soir:
Maudits moustiques! J'ai la peau ravagée! Il y en a un qui m'a piquée sur la fesse gauche. Il y est allé de bon coeur, le bougre! Sept piqûres sur 10 centimètres carrés de peau! Et comme je suis allergique, ça gonfle. Criss, c'est pas de sitôt que j'oserai montrer mes fesses à un mec.

Sarah et moi avons dû fuir le bar du lobby car nous nous somme faites attaquer par trois Italiens. ''Dai mi baci, dai mi baci!!!'', qu'il n'arrêtait pas de me seriner, le dénommé Carlo. Un moyen requin, celui-là, tiens. Avez-vous remarqué comme certains hommes ont des ailerons dans le dos, si on y regarde bien? Me semble qu'il y a des techniques de drague plus appropriées que d'autres. En rampant derrière les escaliers pour s'éclipser pendant que les Italiens commandaient des cocktails au bar, nous sommes tombées sur le serveur du restaurant (oui, oui!!! le gars des Fidel-Croquettes!). Il m'a regardée d'un air interrogateur, tandis que je le gratifiais d'un sourire encore plus béat que d'habitude tout en continuant à ramper. Il doit vraiment me prendre pour une folle. Plus tard dans la soirée, nous avons croisé Brent. Je l'ai laissé seul avec Sarah, prétextant que mon ami imaginaire venait de me texter pour me dire que mon dragon était saoul raide.

***

Samedi matin:
Dieu que les vacances passent vite! C'est déjà le dernier jour... snif. Je viens de nager une heure et demi. J'ai la peau toute flétrie, et mes épaules commencent à chauffer un peu. Daniel, le gardien de sécurité, s'est proposé pour me crémer. Je lui ai ri au nez: j'ai un spray solaire! Pas besoin de mec pour me crémer dans le dos! Ha!

Samedi midi:
Sur le coup, Sarah n'a pas compris pour quoi je tenais AB-SO-LU-MENT à dire au revoir à Brent avant son départ. En réalité, Brent déjeunait dans la section du restaurant dans laquelle travaille mon petit serveur mignon. Ça m'a donc fourni un prétexte pour aller me pavaner en maillot de bain devant lui. Hi hi! Je l'ai regardé (le serveur, pas Brent!), il m'a regardée, on s'est souri mièvrement, et voilà, c'est fini. Je n'arrive pas à croire que ce soit déjà la fin des vacances et que je ne vais jamais le revoir (le serveur, pas Brent!).

Samedi, 15h:
''Je voulais aller faire remplir la bouteille d'eau mais c'est ton serveur qui est au bar, vas-y toi!'', lance Sarah en s'écrasant à l'ombre du parasol. Ni une ni deux: Miss Gaby enfile une jupe, attrape la bouteille d'eau, et se dirige (le plus nonchalamment possible!) vers le bar. Aïe! C'est Evidio qui me sert! Ce type a le béguin pour moi depuis le début, mais rien à faire, il ne me plaît pas pantoute! Heu... minute! 'Mon' serveur est en train de lui dire un truc en espagnol...

Samedi, 16h:
Oh my god! Angel, il s'appelle Angel!!! Angel a dit a Evidio de laisser faire, qu'il s'occupait de ma commande. Ensuite, il m'a dit de le suivre parce que le robinet d'eau potable était situé de l'autre côté du bâtiment. Ensuite, il m'a demandé si j'étais mariée (nooooon! nooooon! complètement célibataaaaaaire!!!!), et il m'a dit que j'étais belle, qu'il me trouvait magnifique depuis le jour où il m'avait vue dans ma petite robe à fleurs bleues (l'épisode des Fidel-Croquettes!), et qu'il voulait qu'on se voit. ''What for?'', que je lui demande. ''Just talk''. Mon oeil. J'ai rendez-vous avec lui à 17h, après son service. :)))

Samedi, 18h:
Je suis dans un hôtel tout inclus. Todo incluido, même le sexe. C'est officiel: un Cubain de 21 ans est en train d'essayer de mettre sa main dans ma culotte!!! D'ailleurs, il a pris ma main droite et l'a plaquée contre quelque chose de beaucoup... mais alors beaucoup plus grand que le truc de A.! Du calme, Gaby. Ce gamin a 21 ans. C'est légal, mais pas moral. Encore que dans ce pays, j'suis même pas sûre que ça soit légal, se faire peloter par un Cubain. En plus, c'est pas tout ça, mais ces gars-là, il faut les faire bouillir au moins trois fois avant de s'en servir. Et là, j'ai pas mon matériel! Je remets gentiment sa main à sa place (c'est-à-dire sur ma poitrine) en lui expliquant que non, ''no sex!'', et nous terminons son heure de pause enlacés dans le sable devant l'océan. ''I love you'', qu'il me dit. Ce n'est pas vrai mais je m'en fous: aujourd'hui, je vais faire semblant d'y croire.

***


Dimanche soir:
Je suis de retour à Montréal et j'écris tout ça. Hier, j'ai passé la soirée à danser avec Oscar qui m'a même présentée à sa mère. Il est adorable cet Oscar. Malheureusement, la police a débarqué dans le bar et Oscar et les autres Cubains ont dû prendre la poudre d'escampette. ''Cuidate!'', que je lui ai dit avant qu'il ne parte.

J'écris tout ça. J'ai passé une semaine très reposante. Très agréable. Légère, insouciante. Sans crétin. J'ai dressé la liste des choses 'pas importantes' dans ma tête. Va falloir que je la mette au propre et que je l'apprenne par coeur. J'ai peur de retomber dans la monotonie, dans ma mélancolie. Peur que les choses 'pas importantes' redeviennent importantes. J'aimerais être toujours aussi insouciante que cette semaine.

J'ai appelé Sophie. Elle m'a dit que Simon l'avait textée, qu'il voulait aller voir OSS117 avec elle. En retour, elle lui a demandé ce qu'il avait pensé d'Harry Potter. J'ai ri. C'est le genre d'ânerie qui DOIT désormais être classé dans la catégorie des choses 'pas importantes'.  J'ai ramené du rhum. Je vais me faire un Cuba Libre et le boire à la santé d'Angel, Oscar, Fabio et tous les autres. Appelez moi Miss Populaire.




Mes pieds à Varadero (pour faire concurrence aux mercredis de Charlotte Moderne!)

Par Miss Gaby - Publié dans : Voyages - Communauté : tribulations de filles
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Vendredi 31 juillet 2009











...... je vous laisse pour quelques jours. Soyez sages! :)




Par Miss Gaby - Publié dans : Voyages - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 29 juillet 2009
Avant de devenir la femme pleine de sagesse qu'elle est aujourd'hui, Sophie a fréquenté pendant deux ans un membre du sexe opposé que nous appellerons ici ''Sac de Chips''.

Sac de Chips était beau bonhomme, tendre, et attentionné... en privé. Car il était hors de question que Sac de Chips s'affiche publiquement avec une femme: Sac de Chips tenait à son indépendance et avait bien trop à perdre à être vu en couple. Pour autant, Sac de Chips n'allait pas ''voir ailleurs'': il ne le disait pas, mais Sophie satisfaisait amplement ses besoins. Sophie et Sac de Chips partageaient donc de nombreux moments d'intimité, durant lesquels Sophie s'appliquait à convaincre Sac de Chips qu'il aurait tout à gagner à s'engager émotionnellement dans leur relation. Sac de Chips acquiesçait souvent, mais ne changeait pas son comportement pour autant. Sophie se résigna donc à prendre ce  que Sac de Chips voudrait bien lui donner.

Bien sûr, cette relation n'était pas satisfaisante pour Sophie. Il est bien connu que quand on met la main dans un sac de chips, il est difficile de s'arrêter avant la fin du paquet. Or, le paquet se refermait constamment, laissant Sophie sur sa faim et conséquemment frustrée.

Un matin, alors que Sac de Chips s'amusait à faire sautiller la fille de Sophie sur ses genoux, Sophie lui demanda:
- Tu ne veux pas t'engager mais tu te comportes exactement comme si nous formions un couple. J'ai souvent l'impression que tu m'aimes. Si ce n'est pas le cas, j'aimerais que tu me dises maintenant que tu ne m'aimes pas.
Sac de Chips sourit et la regarda droit dans les yeux:
- Je ne peux pas dire ça.

***

Il y a quelques semaines, j'ai demandé à Hugh Grant de me dire que je ne lui plaisais pas. Il m'a sourit, et m'a regardée droit dans les yeux:
- Je ne peux pas dire ça.

***

Sophie mit plus d'un an à oublier Sac de Chips. Et en lisant cet article de Susanne Jorg, j'ai eu une pensée pour elle.



Committment Phobia - A Modern Malady
By Susanne Jorg


As a psychologist, I get referrals to help people with all kinds of phobias. I have, however, never, in all my years of practice, ever received a referral for anyone suffering a ‘commitment phobia' yet this problem seems to have reached epidemic proportions and is causing untold heartache for so many people.

Sharon and John have been together for six years. Sharon wants to get married, John doesn't. Every time Sharon brings up the issue John accuses Sharon of nagging. He refuses to talk about the issue, except to rationalize his stance and to tell Sharon that she is being too ‘needy' and demanding.

Sharon feels confused and frustrated by the mixed messages she gets from John. On the one hand, John is always telling Sharon how much he loves her. He assures her that they will always be together and he tells her how utterly devastated he would be if they ever split up. On the other hand, John refuses to take their relationship one step further. Likewise, John seems to prioritise his time at work and his time at social activities over his time with Sharon. She seems to constantly come in at third on John's priorities and if she didn't arrange her timetable to fit in with John's timetable, they probably wouldn't spend much time together at all.

Have you got friends in this predicament? Have you been there yourself or are you possibly in a relationship at this moment with a ‘commitment phobic'? If you are, you know the heartache it brings. The relationship is everything you ever wanted or dreamed of. You can't imagine life without this person. Your partner is loving and emotionally open with you but just when the two of you feel the closest to each other - or when you begin to talk about living together, or getting married - your partner finds a way to create distance between the two of you and you feel the pain and heartache all over again.

Commitment Phobia: a Modern Day Hazard

You read about ‘commitment phobia' in the agony aunt columns of newspapers and magazines all the time. Wherever you go, you are bound to hear at least one conversation about someone who is afraid of committment. You probably have at least one friend who laments about being in a relationship with a ‘commitment phobic' and who tells you that they have tried everything to try to change their partner's mind and oh, what should they do?

We seem to be living in a time where so many people fall in love, only to find themselves frustrated, angry and heartbroken as they realise they are in a relationship with a ‘commitment phobic'.

Commitment Phobia is not a Gender Issue

The popular stereotype that you are fed to believe, is that men have a corner in the ‘commitment phobia' market. It's all part of the idea that men and women are from different planets and so suffer different afflictions - women want commitment and men don't. That is certainly not my experience. In my clinical practice, in couples I coach, in my conversations with friends and people I know it is clear that women also suffer from ‘commitment phobia'. And men are equally devastated when they end up with a partner who won't commit.

One of the men I got to know, in the gym I used to belong to, came up to me one day asking if we could speak when I was finished with my workout. We had chatted a few times before and he knew that I worked as a psychologist and coach and wanted to pick my brain about something he was struggling with.

We met up for a coffee after our workout and he proceeded to tell me about this absolutely amazing women he had met about four months earlier (how can that be a problem I thought?). He described this fantastic relationship they had, how they ‘connected' and how he believed he had finally found his ‘soulmate'. The only problem was that as soon as he showed any signs of taking the relationship further, she seemed to distance herself (now I got it!). Gregg, out of his fear of losing this woman was getting more desperate to figure out how to change her mind. He shared with me all the things he had tried to do and say to convince her to take the relationship further. He felt he was losing control and said that he felt like he was going crazy - what should he do?

The Mixed Messages: Come closer, go away

What distinguishes a ‘commitment phobic' is their extreme craving for love and intimacy and their extreme fear of it. While most people struggle at times between wanting to be close and their fear of closeness, the ‘commitment phobic' has an intense, extreme desire for closeness and their intense, extreme fear of it. They constantly give out mixed messages: "Come closer . . . go away."

The two messages you get from a ‘commitment phobic' are "I really want and need all this closeness, but don't tie me down. I love you deeply but I need to be close with other people too. I want and need you to love me, but let go of me. I desperately want and need to be with you, and I desperately want and need my space. They get on the ‘push-pull' dance floor and you end up feeling confused, angry, frustrated and you wonder if you are going crazy.

Watch Out - Don't Get Into One To Begin With!

If you know you want to be in a committed relationship, you are in for a disaster if you end up in a relationship with a commitment phobic. In my forthcoming book, you will understand the devastating emotional impact of being in a relationship with someone who does the ‘push-pull' dance with you.

If you want to be in a committed relationship the best advice is not to get into a relationship with a ‘commitment phobic' to begin with. Prevention is always better than cure! There are two simple but important steps you must take to avoid getting into the painful situation of being with a commitment phobic.

The first step is to get really, very clear about what kind of person you want to be with and to get absolute clarity about the kind of relationship you want and be sure you know what your priorities are.

The second step is to know and be able to identify the signs of a commitment phobic from the start - before you fall into the painful situation of realising, too late, that you are with one.

In my forthcoming book, I will share with you how to get real clarity about the kind of relationship you want and how to know what kind of person you really want to be with. You will learn how to identify the distancing clues of a ‘commitment phobic' and how to avoid one and I will also share with you the difference between real intimacy and pseudo-intimacy.

It's Too Late. . . What Do I Do Now?

Love is blind. When we first meet that special someone we tend to deny and not see what we don't want to see, or we hope that those undesirable traits, we do see, will somehow, magically disappear over time. And it's easy to fall for a ‘commitment phobic. They tend to be open, loving and comfortable with self-disclosure. They seem to be good at intimacy. They crave deep connection, they want to love and be loved.

What do you do however, when you realise - too late - that you are together with someone who is a ‘commitment phobic'? Let me share with you what you absolutely must never do:

Never, ever try to change the ‘commitment phobic'! It just won't work.

Once you read my forthcoming book, you will understand the top three strategies the ‘commitment phobic' uses when you try to convince or change them. You will also understand that in your effort to change them, you end up pushing them further into their ‘phobia.'

Do you want to keep putting your plans and dreams on hold in order to accommodate your partner's phobia of commitment? Do you want to have to keep avoiding bringing up the subject, for fear that your partner will leave you? Do you want to be in a relationship that leaves you feeling angry, frustrated and powerless?

At the end of the day, you only have two choices: to stay or to go. Either choice will be painful. It's a question, however, of short term pain versus long term pain.

The decision is yours - only you can make it.


Par Miss Gaby - Publié dans : Hugh Grant - Communauté : Relations amoureuses
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Mardi 28 juillet 2009

Fréquenter Hugh Grant, c'était un peu comme piger des cartes dans un jeu de 32. À chaque fois, j'ai espéré tomber sur l'as de coeur, et à chaque fois je m'en suis tirée avec un deux de pique. Frustrant.

J'abandonne. Je le lui ai dit. Ce n'est pas faute de l'apprécier.

J'aime cette version de The winner takes it all. Meryl Streep la sublime...




Par Miss Gaby - Publié dans : Hugh Grant - Communauté : Relations amoureuses
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Samedi 25 juillet 2009



Par Miss Gaby - Publié dans : Fourre-tout inclassable - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 24 juillet 2009

- Tu me feras jamais boire de Coke Diet. C'est dégueulasse.
- N'importe quoi. Ça a exactement le même goût.
- Tu sauras que je suis parfaitement capable de distinguer le Coke Diet du Coke normal!
- Ah ouin? Commande donc un Diet et un normal, pour voir...
(À la serveuse:)
- Mademoiselle, un Coke Diet un un Coke normal. On va faire un blind test!

(À moi:)
- Vas-y, je ferme les yeux.
- Tu rigoles? Tu vas baver dans ma cannette?
- Tu serais trop contente.
- Pfff!
- Allez, je ferme les yeux.

(Je lui tends le Coke normal:)
- Number one...
- Gulps... Okay. Vas-y pour l'autre!
- Tu gardes les yeux fermés hein?
- T'inquiète!

(Je lui re-tends le Coke normal:)
- Number two!
- Gulps.... Haaaaa! C'est celui-là le normal!

(Fou rire).
- Pourquoi tu ris?
- Parce que tu as goûté deux fois le Coke normal.
- Quoi???
- Ben quand même! J'allais pas te laisser baver sur mon Coke diet! T'aurais été trop content...


***

La pièce était moyenne. La soirée était médiocre. Vous ne serez pas surpris de savoir qu'il ne s'est rien passé.


Par Miss Gaby - Publié dans : Hugh Grant - Communauté : Célibataires en chemin...
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Jeudi 23 juillet 2009
De: G. Sand
À: A. de Musset

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.

De: A. de Musset
À: G. Sand

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Bien à vous, Eric Jarrigeon.

De: G. Sand
À: A. de Musset

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.

Par Miss Gaby - Publié dans : Fourre-tout inclassable - Communauté : Relations amoureuses
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Mardi 21 juillet 2009

Certains de mes visiteurs arrivent sur mon blog à la suite de recherches sur World of Warcraft. Le plus souvent, ce sont d'ailleurs des visiteuses qui ont tapé: ''WoW a détruit mon couple'', ou une phrase similaire.

J'ai une pensée pour elles en retrouvant ce soir dans mon bazar technologique une photo d'Ex, ou plutôt de son mollet gauche! Flashback. Été 2007: Ex a arrêté de travailler. Il ne paie plus ni les comptes, ni l'épicerie, ni le loyer. Par contre, il trouvera suffisamment d'argent pour se faire tatouer son personnage de World of Warcraft sur le mollet.

Il est parti. Et c'est très bien comme ça.




Par Miss Gaby - Publié dans : Ex - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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''La terre tourne et cet endroit qui t'apparaît comme une fin pourrait bien aussi être un début''.

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