Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 06:37

undefined Ça m'a fait drôle ce soir de rentrer dans l'appartement, de plus en plus dénudé. Pourtant, c'est moi qui l'ai pressé de venir récupérer ses meubles. Je n'en pouvais plus de vivre depuis 5 semaines dans ses affaires. Déjà la semaine passée, j'avais fais des tas. Trié ses livres, les miens. Je remarque qu'il a emporté Des fleurs pour Algernon. Il ne l'a jamais lu. Je l'ai lu 3 fois.  Il a laissé une note sur la table: ''Je te laisse la télévision temporairement, mais en échange, j'aimerais reprendre Pédro''. Pédro est notre oiseau, un inséparable. Ex adorait Pédro. Moi, je l'aimais bien, sans plus. Depuis 5 semaines, c'est moi qui m'en occupe.  Pédro est très affectueux. D'ailleurs, il se tient sur mon épaule au moment-même où j'écris ce billet. Je n'ai pas envie de le lui rendre. Je sais que mon comportement est puéril.

Sans ses meubles, l'appartement semble grandir. Je réalise que presque rien n'est à moi. Ni le bureau, ni la table à dîner, ni la commode dans l'entrée. Ni la télévision, ni l'ordinateur. Un jour, il viendra les reprendre: je ne peux pas lui en vouloir. Je lui ai demandé de me laisser la télévision en guise de garantie: il me doit de l'argent. Une somme qui me semble conséquente aujourd'hui, mais qui me paraîtra dérisoire dans 10 ans. Il m'écrit qu'il a laissé 1000$ dans ma commode. Qu'il ne peut pas faire mieux pour le moment. Le reste viendra plus tard. Entre nous, le problème a toujours été financier.

J'ai fait le ménage immédiatement en rentrant. J'ai remis les meubles restants en ordre, accroché aux murs des cadres qu'il n'aimait pas, passé l'aspirateur, arrosé les plantes. Essayé de faire rentrer toutes mes affaires dans la seule étagère qu'il ait laissé. Je remarque intérieurement que c'est moi qui ai acheté les étagères. Cette réflexion m'agace: je lui dispute des objets comme une gamine de 4 ans.

Je suis fière de moi: je n'ai pas pleuré ce soir. Pourtant, j'avais redouté cet instant. J'imagine que les larmes viendront plus tard. J'ai booké au mieux toutes mes soirées cette semaine. Je vois James demain soir. Je n'en ai pas vraiment envie: j'ai juste besoin de bras d'homme dans lesquels me laisser couler. Oui, j'ai booké toutes mes soirées: je ne vois pas d'autre moyen d'oublier.

Publié dans : Ex - Communauté : Célibataires en chemin...
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 19:31
Voici ce que m'a envoyé C. lorsque je lui ai dit que j'avais été incapable de travailler pendant 2 jours la semaine dernière:


"Reuters - Lundi 28 janvier, 15h13:

TOKYO (Reuters) - Les employés d'une compagnie japonaise victimes d'un chagrin d'amour peuvent prendre des jours de congés payés après une rupture difficile, le nombre de journées pour maladie d'amour proposées progressant avec l'âge du salarié. Hime & Company, société basée à Tokyo, explique que son initiative permet aux salariés en proie à un chagrin d'amour de se remettre avant de reprendre le travail plus détendus... et donc plus efficaces.

 

"Toutes les femmes n'ont pas forcément besoin de prendre leur congé maternité mais après une rupture sentimentale, chaque personne a besoin d'un congé, exactement comme en cas de maladie", a dit à Reuters Miki Hiradate, P-DG de cette entreprise de six employées qui commercialise des cosmétiques et d'autres produits destinés aux femmes.

 

Les employées âgées de moins de 24 ans peuvent prendre une journée de congé de "maladie d'amour" par an, celles âgées de 25 à 29 ans s'en voient proposer deux cependant que les salariées plus âgées disposent de trois journées chaque année.

 

"Autour de la vingtaine, les jeunes femmes peuvent rapidement trouver un nouvel amoureux mais c'est plus compliqué pour les trentenaires, dont les ruptures sentimentales ont tendance à s'avérer plus difficiles", a déclaré Miki Hiradate.

 

Hime & Company propose également à son personnel deux matinées de congés payés chaque année pour aller faire les magasins pendant la période des soldes.

 

Selon le P-DG de l'entreprise, cela permet à ses employées de ne pas se sentir coupables lorsqu'elles ramènent leurs emplettes au bureau et aussi de profiter du meilleur aspect des soldes, selon lui, les discussions sur les achats et les bonnes affaires réalisées pendant cette période.

 

Chisa Fujioka, version française Myriam Rivet".


Pas fous, ces Japonais!

Publié dans : Fourre-tout inclassable - Communauté : Relations amoureuses
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 19:37
J'ai rencontré James il y a 2 ans. James travaille au service de l'entretien: il ramasse les poubelles, nettoie les toilettes, et passe la serpillière à mon étage. Pas très ragoûtant, n'est-ce pas? Oui mais voilà, James a des yeux bleus magnifiques, et je l'ai toujours trouvé très sexy dans son uniforme gris et noir de balayeur!

Il y a 2 ans, au party de Noël de l'entreprise, James m'a invitée à danser. Un slow.
Une très belle chanson de Jean-Pierre Ferland. J'ai accepté. Il me dira par la suite: ''Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, en temps normal, je n'aurais jamais osé...''. C'était peut-être l'effet du punch, mais nous avons dansé longtemps, collés, très collés, en nous serrant très fort. James chantonnait à mon oreille: ''Je t'ai, tu m'as, une chance qu'on s'a...''. C'était chimique. Nous n'étions plus capable de nous séparer. La musique s'est arrêtée, et nous avons continué à danser.

Ce soir-là, il ne s'est rien passé: James était en couple et moi aussi. Il m'a ramenée chez moi en voiture. Sur le chemin du retour, il a parlé, parlé beaucoup, beaucoup trop. Le charme s'est rompu: en l'écoutant, je prenais conscience que nous n'appartenions pas au même monde.

Nous ne nous sommes pas revus pendant 6 mois: j'avais changé de bureau et d'étage. En été, nous nous sommes croisés près de l'ascenseur. Sa femme était enceinte. Je l'ai félicité avec un petit pincement au coeur. Son sourire m'a faite chavirer: il semblait très heureux. Lorsque son fils est né, il est venu me l'annoncer. ''Il s'appelle A. Veux-tu voir sa photo?'' J'ai dit oui. Que pouvais-je dire d'autre?

Et puis, en décembre dernier, le soir du party de Noël (c'est une tradition...!), James m'a dit qu'il venait de se séparer. Je l'ai pris dans mes bras sans trop réfléchir. Il m'a donné son numéro de téléphone en me disant: ''J'aimerais te revoir''. J'ai laissé le bout de papier traîner sur un coin de mon bureau.

4 semaines plus tard, lorsque Ex m'a quittée, j'ai composé son numéro.


Découvrez Jean-pierre Ferland!
Publié dans : James - Communauté : Célibataires en chemin...
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 21:04
J'ai rencontré Ex à l'âge de 21 ans. À l'époque, je venais de débarquer avec mes deux valises dans cette grande ville nord-américaine, où j'avais l'intention de passer une (et une seule!) année. C'était la fin des années 90 et l'explosion d'internet. Pour garder contact avec mes ami(e)s du vieux continent, nous ''chattions'' ensemble sur des sites de rencontres.

C'est sur Excite que j'ai rencontré M. M. était chanteur (non, non! rien à voir avec Matthieu Chedid!). Il ne faisait pas de fautes d'orthographe lorsqu'il m'écrivait, ce qui (selon moi!) signifiait qu'il ne pouvait pas être un mauvais gars. Nous parlions fréquemment ensemble, et un jour, sur internet, il m'a présenté Ex. Ex était son meilleur ami d'enfance. Ex avait l'humour facile, même en écriture. Ex et moi avons commencé à parler souvent, de plus en plus souvent, trop souvent, jusqu'à atteindre ce point d'addiction où il devient difficile de se déconnecter pour aller dormir. C'est au milieu de l'hiver, en février, que nous avons décidé de nous rencontrer.

J'étais étudiante et je n'avais pas de voiture. J'ai pris l'autobus pour aller le rencontrer dans son village, au bout de la route qui monte vers le nord. J'étais angoissée. Je n'étais jamais partie seule aussi loin, surtout pour rejoindre un inconnu. Quatorze heures plus tard, en descendant du bus, Ex m'attendait. Nous nous sommes reconnus. Nous n'avons pas beaucoup parlé: nous nous regardions, intimidés, en souriant, pendant que son ami entassait mes sacs dans le coffre de sa voiture.

Il restait deux heures de route avant d'atteindre le village. La nuit était tombée et, assise à l'arrière de la voiture, je me souviens avoir prié, avoir prié très fort, avoir prié Dieu, moi qui ne suis pas croyante, pour qu'il m'accorde l'amour de cet homme. En échange, je le protègerais jusqu'à sa mort.

Il faut croire que le bon Dieu m'a entendue.

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Publié dans : Ex
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 20:14

Bonjour à tous!

Je n'en suis pas à mon premier jet: ceci est mon deuxième blog! Je l'ai créé parce que je ne veux pas faire étalage de ma vie privée sur mon blog actuel, qui n'est pas anonyme. Miss Gaby me permettra donc de m'exprimer pleinement sur des sujets plus personnels.

Alors, pour situer l'action: je suis une femme de 30 ans, fraîchement (mais douloureusement!) atterie sur le marché des célibataires il y a 4 semaines, après une décennie de vie commune. Hé oui! Pour moi, l'année 2008 commence en beauté! Je vis dans une grande ville nord-américaine que j'adore. Je ne sais pas cuisiner, et je suis une fan de séries télévisées. Je m'entraîne régulièrement et je m'investis énormément dans mon travail. Pourquoi Miss Gaby? Parce que pour faire passer ma nouvelle solitude, je vois depuis peu un balayeur (oui, oui, je sais: il faut dire ''technicien de surface''!) avec de magnifiques yeux bleus. Ce qui me rappelle toujours la Gabrielle de Desperate Housewives et ses aventures avec le jardinier! ;-)

Du coup, sur ce blog, vous entendrez parler de ma relation avec Ex, de James le balayeur, de mes coups de blues, de mes coups de coeur, de mes coups de gueules... bref, des petites anecdotes qui constituent la vie d'une trentenaire célibataire!

Alors, bonne lecture!


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