Samedi 7 novembre 2009
6
07
11
2009
16:11
''I won't write on my FaceBook wall that Joshua G. is a fucking bastard because it would be pueril but I do think
it.''
''I've tried New York salsa but now I'm back to Cuban roots''.
La nuit a été riche en création de statuts Facebook tous plus impubliables les uns que les autres. Forcément, on a
toujours un peu de difficulté à s'endormir sereinement lorsqu'on vient de subir une telle humiliation.
***
Petit retour dans le
passé.
Samedi dernier, l'Américain et moi, on a été louer un film. Artificial Intelligence, de Spielberg. On a regardé ça en
amoureux, collés sur le canapé, en sirotant du Pinot Gris. ''I would like you to come to New York with me for Christmas. Meet my family, meet my son. I want you to be part of my
life'' lâche-t-il en plein milieu de film.
Moi, des phrases comme ça, ça me renverse. Son petit Andrew, je l'aime déjà, même si je ne le connais pas. Et ça
me fait peur en chien. Je n'ai jamais eu d'enfant, ni même de petit frère ou de petite soeur. Je ne sais pas comment m'y prendre avec un enfant. Si Andrew pleure, je serais du genre à lui
décapsuler une bière pour le consoler! Sans compter que je ne connais l'Américain que depuis quelques semaines. Est-il raisonnable de me présenter si tôt à son fils? Est-ce que notre relation est
suffisamment solide? Et si ça foire, quel sera l'impact sur son petit garçon?
- I would really like it. But I'm afraid. What if your son doesn't like me?
- He will like you. 'Cuz I like you. I want you in my life.
Rassurée, je me blottis contre lui. Au même instant, Monica termine son ''impringment protocol''. Et moi, toute romantique, je pense: ''Moi aussi Josh, lorsque le moment sera venu, je te dirai
ces mots: cirrus... socrates.... particle... decibel... hurricane... dolphin... tulip... Gabrielle... Joshua. Et je les dirai aussi à Andrew. Ça sera ma déclaration d'amour pour toi, et le
sauras.''
***
Avec A., je pensais sérieusement avoir décroché le plus glorieux de mes trophées. C'était sans compter sur l'Américain.
Lundi, pas de nouvelle. Mardi, pas de nouvelle (étrange, lui qui me texte habituellement dix fois par jour!). Je me fends d'un coup de téléphone: pas de réponse. Mercredi, je deviens de plus en
plus stupide inquiète. Que se passe-t-il? Où est-il? Nouvel appel: ''I'm worrying about you, call me''. Jeudi, aucun signe de vie.
C'est désormais très clair: il a du se faire bouffer par un écureuil ou avoir un accident de chaussons de danse. J'enrage. Pour ''ventiler'', je décide d'aller danser. Talons hauts et petites larmes au coin des yeux (faudrait tout de même pas que ça devienne une habitude).
Je vais vous dire, ça ''ventile'' pas fort, quand vous vous retrouvez face au porté disparu, sapé comme un pape, souriant
et en grande forme! Je m'avance vers lui. Il me regarde, incrédule. Il semblerait que moi aussi j'ai des
airs de fantôme ce soir. Sans doute un restant de l'Halloween. ''Where have you been?! I've been
worrying about you!'', je lui dis. Il sourit froidement, amusé, et se détourne.
***
Well done, Gabrielle. Tu viens de te faire humilier publiquement, et ça fesse. Encore une plaie à panser, et c'est bien fait pour ta gueule.
J'aurais du faire confiance à mes premières intuitions. Tous les red flags étaient là: ce type s'engageait beaucoup trop vite pour être sincère. J'en ai pleuré une shot, et c'est pas les
trois pauvres statuts FaceBook inventés au milieu de la nuit qui vont me consoler. Un jour, il faudra vraiment que j'arrête d'être naïve. En attendant, je vais aller chercher la boîte à fuckés.
Par Miss Gaby
-
Publié dans : Rencontres...
-
8
-
Recommander
Moi aussi, ça me révulse. Pourtant, je suis du genre à être hyper indulgente et compatissante, et à trouver des excuses même aux plus débiles. Mais ça, c'est au-dessus de mes capacités! Rien que d'y penser, ça me donne envie de vomir un petit peu dans ma bouche...
Son attitude est…..écœurante !!!!...
Tu vois, si tu le croises à nouveau, au dancing, tu devrais lui faire une publicité, par le biais du bouche à oreille, auprès de toutes les nanas, présentes, que tu connais ou pas…juste pour les mettre en garde…et pour rire de cet abruti..
Il aurait mieux de te dire…j’ai juste envie de te sauter, tout simplement…( et je suis sûre, que tu aurais dit oui…histoire de changer de jouet pour un soir…)
J’aime la franchise, mais apparemment certains hommes en sont dénués …
Courage….