Samedi 5 juillet 2008
Myrtille, Sarah et moi sommes attablées dans un restaurant réunionnais du Plateau.

- Écoutez les filles... Il y a quelquechose dont je voudrais vous parler, mais j'aimerais que cela reste entre nous, dis-je.
- Quoi donc? questionne Sarah, les yeux brillants de curiosité.
- Et bien, c'est un peu compliqué à expliquer. Vous vous souvenez de A., le gars avec qui j'ai dansé cette bachata tellement collée?
- Oui... Tu n'avais pas rendez-vous avec lui vendredi dernier d'ailleurs? Comment ça s'est passé? Raconte! On veut tout savoir! ordonne Myrtille en remplissant généreusement mon verre de rosé.
- C'est justement ça le problème. Il m'a emmenée au restaurant...
- Et il a payé l'addition au complet ou il l'a séparée en deux?
- Il l'a séparée en deux.
- Hum. Je vois. Laisse tomber... marmonne Sarah en engloutissant une olive kalamata.
- Non, ce n'est pas ça le problème! Après le restaurant, on est allé se promener dans le parc, au bord du lac. On s'est embrassé... Et je l'ai invité chez moi.
- Wooow!!! Caliente!!!
- Je sais. Chez moi, nous nous sommes embrassés pendant longtemps, il m'a déshabillée... C'était vraiment chaud-bouillant. J'avais l'impression de la connaître depuis des années. Ensuite, on est allé dans ma chambre.
- Des détails! Des détails!!!! martèlent les filles en choeur.

***

Devant mon désarroi, Myrtille me ressert une rasade de rosé:

- Petit mais... petit comment? Comme ça? Comme ça? demande-t-elle en mimant différentes longueurs.
- Non. Encore plus petit.
- De toutes façons, c'est pas la longueur qui compte, c'est le diamètre, récite Sarah.
- Parlant de diamètre, c'était pas beaucoup mieux...
- Alors laisse tomber: moins de 15 centimètres, ce n'est pas un homme. C'est un sous-homme. Ça ne compte pas comme une baise.
- Arrête Myrtille... 15 centimètres, c'est beaucoup, contredit Sarah. Non mais sérieux, c'est combien la moyenne, vous savez?
- Je ne sais pas, mais c'est plus grand que ça... Beaucoup plus grand, dis-je en avalant mon verre de rosé.

***

On a commandé un rougail de saucisses. Je soupire en voyant la saucisse de 4 centimètres de diamètre pour 15 centimètres de longueur qui s'étale dans mon assiette.

- Il paraît que la taille des mains est un bon indicateur de la taille du membre. ''Grrrrosses mains, grrrrosse péniche!'' s'esclaffe Myrtille, imitant l'accent portugais.
- Ah ouai? Et ton A., il a des mains comment? s'enquiert Sarah.
- Petites.
- Et ben voilà!

***

- Non mais sérieusement, qu'est-ce que je fais, les filles?
- Tu arrêtes. Ça ne sert à rien. C'est trop petit, rugit Myrtille.
- Ça dépend, nuance Sarah. Parfois, les hommes ''moins bien équipés'' compensent avec certains mouvements... Et puis, il paraît que le point G est situé à 4 cm de l'entrée du vagin. Donc, techniquement, 4 centimètres, c'est suffisant. Tu devrais lui laisser une chance. Remarque, moi, si j'étais à ta place, ça ne me tenterait pas spécialement...
- Mais c'est cruel non? Avant ça, il me plaisait. Je ne peux quand même pas lui dire: ''Désolée, tu ne me plais plus, ton pénis est trop petit!''. C'est vrai quoi... Ça serait vraiment superficiel. Et puis, qui me dit que mon vagin est spécialement grand?

***

Je ne savais pas quoi faire avec A. J'ai réfléchi longtemps. La sexualité dans un couple, c'est important. Que faire lorsqu'on ne ressent rien physiquement? Est-il superficiel de refuser une relation avec un homme sous prétexte que son pénis est ''trop petit''? À partir de quand un pénis est-il ''trop petit''? Qu'est-ce que la normalité? La taille est-elle garante de l'intensité du plaisir? Et Sarah a-t-elle raison lorsqu'elle affirme que A. peut compenser par certains mouvements?

Je réfléchissais en triturant nerveusement mes cheveux lorsque le téléphone a sonné. C'était mon amie Alexia. Alexia a accouché d'une jolie petite fille il y a quelques mois. Malheureusement, le corps du bébé est recouvert par un naevus géant. Une sorte de grain de beauté immense qui s'étend sur la moitié de la poitrine, la moitié du dos et une partie des bras.

- À l'hôpital, ils ne recommandent pas de l'opérer, s'inquiète Alexia. Ils disent qu'ils ne sont pas familiers avec ce genre d'opérations. Mais comment va-t-elle faire dans sa vie adulte? Dans sa vie de femme? Comment est-ce que ma fille va expliquer à un homme, à 20 ans, à 30 ans, qu'une partie de sa poitrine est noire et recouverte de poils? Quel genre d'homme va vouloir l'aimer?
- Un homme intelligent, qui saura comprendre que Rosie est différente, mais que c'est une femme comme les autres, dis-je avec autorité, pour rassurer mon amie.

Mes mots m'ont percutée. Machinalement, je venais de lancer une jolie phrase, une phrase de livre, tout simplement pleine de bon sens, logique et sensée. Pourtant, j'étais incapable de l'appliquer à ma propre expérience de vie.

À cet instant, j'ai décidé d'essayer d'être moi aussi une femme intelligente, capable de comprendre que certaines personnes sont différentes. Que cette différence n'est pas éliminatoire. J'ai rappelé A. Nous nous sommes vus plusieurs fois depuis les deux dernières semaines. Et croyez le ou non, Sarah avait raison...



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Vendredi 27 juin 2008

J'ai été taguée par Lilith (qui fume... c'est mal!!!!). Pour la peine, j'ai décidé d'écrire en Comic. comme elle... Ça lui apprendra!

Alors, voici la règle du jeu : il faut prendre le premier livre qui vous tombe sous la main... ouvrir la page 123... prendre la phrase n°5 et les trois phrases suivantes... recopier les 4 phrases... et les mettre là.

J'ai pris un livre. Pas le premier, heureusement pour vous. Comme c'était un dialogue, 4 phrases, c'était trop court à mon goût. J'ai donc recopié 5 répliques à partir de la phrase n°5 de la page 123...

- J'ai dit ferme ta gueule, vieille câlice!
- Tu oses me dire ça! T'es méchante en criss! T'es contente, hein, quand je m'inquiète? T'es contente, hein, quand ça va mal?
- Arrête! Arrête! Arrête!
- Je suis chez moi ici et si je veux, je vais continuer toute la nuit!
- Arrête! J'en peux pus!

C'est un passage de Borderline, de Marie-Sissi Labrèche. Il s'agit d'une fiction auto-biographique... Très auto-biographique et pas beaucoup fiction, en fait. L'héroïne, Sissi, a une personnalité ''borderline'', ou encore une personnalité limite. En kaléidoscope, elle nous raconte les moments marquants de sa vie, de son enfance au début de l'âge adulte. Élevée dans le quartier Hochelaga (un quartier très pauvre de Montréal) par une mère psychiatrisée et une grand-mère manipulatrice, elle nous expose ses états limites, dans un langage très cru, et nous livre parfois des détails sordides de son existence...

Personnellement, ayant côtoyé pendant plusieurs années une collègue de bureau borderline, j'ai été accrochée par la quatrième de couverture, que je me permets de retranscrire ici.

Je suis borderline. J'ai un trouble de limites. Je ne fais pas la différence entre l'extérieur et l'intérieur. C'est à cause de ma peau qui est à l'envers. C'est à cause de mes nerfs qui sont à fleur de peau. Tout le monde peut voir à l'intérieur de moi, j'ai l'impression. Je suis transparente. D'ailleurs, tellement transparente qu'il faut que je crie pour qu'on me voie.

Récit poignant. Texte criant, déchirant. Trop. J'ai été écoeurée, au sens propre du terme, à la moitié du livre. C'était trop dur, je n'ai pas pu continuer. Faudrait bien que je retente l'expérience un de ces jours...

En conclusion, je taggue:
La Salamandre (ha!!! fallait pas te manifester sur mon blog!!!), et Rom qui a toujours un virus sur son compte hotmail (je dis ça comme ça, mais change ton mot de passe et ça devrait s'arranger!!!).

par Miss Gaby publié dans : Fourre-tout inclassable
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Jeudi 26 juin 2008
J'ai un peu honte de le dire, mais aujourd'hui, j'ai pleuré devant ma télévision en regardant... un match de tennis! Qu'on pleure devant un film cruélo-romantique, passe encore, me direz-vous... Mais devant un match de tennis?! Si c'est pas pathétique???

Alors je l'avoue, c'est la troisième fois de ma vie que je pleure devant un match de tennis. La première fois, c'était à Wimbledon 2006, avec la victoire en finale d'Amélie Mauresmo sur Justine Hénin (encore Hardenne à l'époque!). Un moment rare! Sûrement parce qu'Amélie, je ne le répèterai jamais assez, c'est ma joueuse préférée... Le premier set perdu 2-6, Amélie la tête dans sa serviette. Le deuxième set remporté aux forceps. La jambe d'Amélie qui tremble au moment de servir pour le match, et le coup droit de Justine dans le filet. Amélie pleure et moi aussi... De joie. Et puis, c'est une chance qu'Amélie ait gagné ce jour-là, sinon on aurait juste entendu parler de la défaite des Bleus en coupe du monde (oups, désolée de remuer le couteau dans la plaie les footeux!)...


Ma deuxième pleurnichade tennistique, c'était à l'US Open 2006, avec la victoire d'André Agassi sur Marcos Baghdatis. J'ai toujours adoré Agassi, le kid de Las Vegas. Quand j'étais petite, j'avais des photos de lui dans ma chambre, avec sa crinière décolorée et ses shorts en jeans. Bref. US Open 2006. Un match épique, au cours duquel Agassi, maintenu sur pieds à l'aide d'injections de cortisone, remporte une victoire en 5 sets contre un Baghdatis paralysé par les crampes! Ce sera sa dernière victoire sur le circuit, puisque deux jours plus tard, il est sorti du tournoi par un certain B. Becker (ben non, pas Boris! Benjamin...).


Et la troisième fois, c'est aujourd'hui. Avez-vous vu ce match incroyable à Wimbledon entre Ana Ivanovic (numéro 1 mondiale, gagnante de Roland Garros il y a juste quelques semaines...) et Nathalie Dechy (97ème mondiale, mais à sa décharge, elle a déjà été 11ème en simple...)?  Ce matin, lorsque je suis partie travailler, je me suis dit que s'il y avait un match qui allait être ''torché'' rapidement, c'était bien celui-là. Nathalie Dechy, je ne donnais pas cher de sa peau. Pour preuve, l'année dernière dans ce même tournoi, Ana Ivanovic s'en était débarassée sur la marque cinglante de 6-1/6-1.

Hé bien non... J'arrive au bureau, passe quelques coups de téléphone, lance plusieurs expériences, discute avec ma stagiaire # 1 (qui peut à peine parler depuis que son orthodontiste a resserré ses broches...), et regarde machinalement le tableau des scores pour constater que Nathalie Dechy a remporté le premier set au tie-break. Wow! À partir de ce moment, je reste scotchée derrière mon écran d'ordinateur. Nathalie Dechy est impressionnante aujourd'hui. Certes, elle n'a pas la puissance d'Ivanovic, mais elle remet toutes les balles en jeu avec consistance, et commet peu d'erreurs directes. Ses montées au filet sont bien préparées et généralement couronnées de succès (on reconnaît la spécialiste du double!). Ses services sont bien placés, à défaut d'être puissants. Après avoir contre-breaké, Dechy parvient à reprendre l'avantage dans le deuxième set. À 6-5, sur le service adverse, elle s'offre 2 balles de match. La première est sauvée par Ivanovic sur un coup gagnant. Sur la 2ème balle de match, l'improbable se produit: Ivanovic en déséquilibre frappe la balle, qui heurte la bande du filet, flotte quelques fractions de seconde dans les airs, et finit par s'écraser sans rebond du côté de Dechy.

À cet instant, je repense à cette phrase du film Match Point, de Woody Allen:

''Dans un match quand la balle frappe le haut du filet, avec un peu de chance elle passe, et on gagne. Ou bien elle ne passe pas, et on perd..''

...Pour revoir le point, cliquez ici!...

Une catastrophe de quelques millimètres. Crève-coeur. Ivanovic remporte le deuxième set au tie-break.

Moi, dans les mêmes circonstances, j'aurais fracassé ma raquette sur le filet et j'aurais perdu le troisième set 6-0. Nathalie Dechy, elle, ne se démoralise pas. Elle repart au travail, mais il faut croire que ce n'est pas son jour de chance... À 5-5 dans le set décisif, sur le service adverse, elle frappe une volée gagnante. C'est le moment que choisit le vent (ce petit farceur!) pour faire tomber sa casquette. Le règlement est strict: le point doit être rejoué. Ivanovic remporte sa mise en jeu.


Ana Ivanovic finit par gagner le match sur la marque de 6-7(2)/7-6(3)/10-8. Elle embrasse le filet. Elle a raison, j'aurais fait pareil... Pendant ce temps, Nathalie Dechy, qui n'a pas remis sa casquette, est en larmes. Et moi aussi, dans mon bureau, je suis en larmes... De frustration cette fois. Et mon stagiaire # 2 se moque de moi.

Allez Nat', c'est pas grave! Dis toi que c'est un de tes plus beaux matchs! Et puis, ça va me faire une anecdote à raconter dans mon blog...
par Miss Gaby publié dans : Fourre-tout inclassable
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Lundi 16 juin 2008

Dans mon avant dernier billet, j'ai brièvement mentionné le fait qu'Ex jouait régulièrement à World of Warcraft, un jeu de rôle en ligne qui compte à ce jour plus de 10 millions d'adeptes de joueurs actifs. En réalité, depuis 2005, Ex passait le plus clair de son temps à jouer à World of Warcraft. J'avais envie de vous en parler depuis un certain temps, et c'est finalement un post d'UHCLA qui m'a décidée à franchir le pas.

Si World of Warcraft n'est pas le seul élément qui a mené l'échec de notre couple, je suis cependant convaincue qu'il s'agit d'un élément clé dans notre rupture, et je m'en veux de ne pas avoir su y mettre un frein. De ne pas avoir mesuré plus tôt l'ampleur du désastre. Que l'on me comprenne bien: je n'ai rien contre les jeux vidéos, à condition toutefois que l'univers fantastique n'empiète pas sur la vie réelle. Et c'est exactement ce qui s'est passé dans notre cas...

Pour bien situer le contexte, voici une chronique que j'ai écrite en mars 2006 pour un magazine. À l'époque, Ex s'appelait encore ''Loulou'', et il était abonné à W.o.W depuis quelques mois. Les premiers ''symptômes'' de l'addiction commençaient à se faire sentir, mais j'en riais encore... La suite au prochain épisode!


Jusqu’à l’année passée, Loulou était pris de violents maux de dos dès que Colette Provencher annonçait une tempête de neige. La douleur amplifiait avec le nombre de centimètres accumulés, et persistait généralement jusqu’au lendemain du passage de la charrue. Maladie désolante, puisqu’elle clouait Loulou au canapé à chaque caprice météorologique, l’empêchant de participer aux joies du pelletage.

 

Depuis cette année, les choses ont évolué. Loulou souffre moins souvent de ses lombaires.  Il regarde également moins souvent la météo. En fait, il n’a plus le temps de rien faire! Il rentre du travail à 18 heures, mange à peine, s’installe devant son ordinateur, pose son casque d’écoute sur ses oreilles, et se transforme en paladin jusqu’à 2 heures du matin. Loulou a contracté une nouvelle maladie : il joue à World of Warcraft.

 

Loulou est rentré à la maison un soir de septembre en m’annonçant qu’il venait de s’acheter un nouveau jeu.  ‘C’est un jeu qui a déjà détruit plusieurs couples…’, a-t-il précisé fièrement.  J’ai haussé les épaules : notre couple avait bien résisté au PlayStation 2 et à la X-Box, alors ce n’était pas un vulgaire jeu vidéo qui allait m’effrayer. Et puis, entre nous, que Loulou joue à l’ordinateur jusqu’à 2 heures du matin ne me dérangeait pas vraiment : pendant que mon paladin d’amour se débattait contre ses monstres féroces, j’avais tout loisir de coudre des pyjamas ou de concocter de nouvelles recettes de cuisine.

 

J’ai déchanté le matin du 17 décembre, en découvrant notre Suzuki enfouie sous 41 centimètres de neige. Comme j’étais déjà en retard, il était hors de question  de me lancer sur le champ dans les travaux de déblaiement. J’ai donc abandonné la voiture et sauté dans le premier bus en espérant qu’en cette belle matinée ensoleillée, Loulou ait une puissante envie de sortir sa pelle. Peine perdue : à mon retour, l’intéressé était toujours rivé à son écran, combattant avec ardeur une sorte de géant de pierre armé d’une massue. Pleine d’espoir, j’ai enfilé mes pantalons de ski en lui demandant de venir m’aider à déneiger. ‘J’peux pas, je suis dans un donjon!’, me suis-je entendu répondre. C’est ainsi qu’écarlate de rage et armée de ma pelle en plastique Rona le Quincailler, je suis descendue m’ébattre dans la neige… seule!

 

Franchement, je préférais encore le coup du mal de dos. Je hais World of Warcraft. Encore plus depuis que j’ai découvert que pour y jouer, la facture s’élève à 20 dollars par mois. Un comble pour s’entendre répéter à longueur de semaine : ‘J’peux pas, je dois d’abord finir mon battleground!’ ou ‘Pas tout de suite, il faut que j’aille chercher mon corps!’.

 

***

 

Saint Brad Pitt, priez pour nous, pauvres femelles, et envoyez-nous des hommes à votre image. Bronzés, bâtis comme des dieux, torse nu et en sueur, pelletant les rues de Montréal, mais si possible, ne sachant pas se servir d’un ordinateur.

 

Quoiqu’à propos de Brad Pitt, j’aie une confession à vous faire : Jennifer Aniston m’a récemment avoué que dans les derniers mois de leur mariage, il passait le plus clair de son temps à jouer à Tomb Raider…

 

Mars 2006.


par Miss Gaby publié dans : Ex communauté : Relations amoureuses
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Vendredi 13 juin 2008
Hier soir, j'ai été danser la salsa. Sur la piste, j'ai retrouvé A., que j'avais rencontré dans une soirée privée il y a quelques semaines. Muy caliente....






Découvrez Aventura!










par Miss Gaby publié dans : Rencontres... communauté : Célibataires en chemin...
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Jeudi 12 juin 2008
D. et moi, on se raconte nos vies sur le canapé du salon tout en engloutissant des parts monstrueuses de tarte aux poires et aux amandes. Son divorce, ma séparation.

- Tu vois, avec Ex, à la fin, j'avais jamais envie de baiser. D'ailleurs, c'est bien simple, on baisait plus du tout. Pas qu'il en demandait pas: c'est moi qui voulais plus. Lui, il voulait jamais m'embrasser, me prendre dans ses bras, me caliner. Du coup, je vois pas pourquoi je l'aurais laissé m'allonger...
- ...
- Quand on était sur le canapé, il voulait jamais que je me colle contre lui. Il disait que ça lui faisait mal. Mal au dos, mal au bras, mal n'importe où. Du coup, la première fois que James m'a prise dans ses bras, un soir où on regardait la télé ensemble, j'ai eu peur qu'il me trouve... comment dire? Inconfortable! J'avais peur de lui faire mal, tu te rends compte?
- Ça me fait penser aux premiers temps ou je sortais avec C. Comme M. ne faisait jamais rien à la maison, j'avais du mal à laisser C. faire des choses simples, comme la bouffe ou la vaisselle! Il fallait tout le temps que j'aille l'aider. Et lui me disait: ''Non, D.! Reste tranquille, je vais le faire...''. J'avais du mal à me laisser servir!
- Non!?
- Mais physiquement, il t'attirait encore, Ex? Moi, M., il ne m'attirait plus du tout: il avait tellement grossi.
- Non. Ex, c'est exactement le genre de gars qui m'attirait quand j'avais 20 ans, bad boy, un peu rebelle... Mais avec les années, je me suis mise à rêver d'un gars aux cheveux courts, bien coupés, habillé plus classe. Je le lui ai dit, mais il disait que c'était pas son style. Dans le fond, c'est moi qui ai changé, pas lui. Mais c'est correct, de changer, non?
- C'est normal d'évoluer dans le temps. Parfois, on prend des chemins différents. Des chemins qui finissent pas diverger tellement qu'il n'y a plus moyen de vivre ensemble...
- Tu sais quoi? Il paraît qu'il s'est fait couper les cheveux. Ça me rend folle: je le lui ai demandé pendant des années, il voulait pas. Et maintenant qu'on n'est plus ensemble...
- Moi, c'est quand M. a décidé de se faire faire des mèches blondes. Un homme de 40 ans, tu te rends compte? Ça fait tellement gamin, tellement banlieue!
- Pff! Et moi avec son tatouage. Il savait que je détestais les tatouages. Ça ne l'a pas empêché de se faire tatouer son personnage de World of Warcraft* sur le mollet. Alors qu'il prétendait qu'il n'avait pas d'argent et que je me débrouillais toute seule avec le loyer, les factures et l'épicerie! Si c'est pas puéril...
- Les hommes, tous les mêmes... Tu veux une autre pointe de tarte??

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* Un jour, je vous raconterai l'histoire de Gaby, Ex, et  W.o.W...
par Miss Gaby publié dans : Ex communauté : Célibataires en chemin...
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Dimanche 8 juin 2008
Un peu absente des ondes, la semaine passée... Mais j'avais de bonnes raisons!

Tout d'abord, je me suis décidée à aller à ma cérémonie de graduation,
après de longues hésitations. C'est mon amie S. qui m'a accompagnée et qui a joué les photographes. Un moment très émouvant, exactement comme dans les séries télévisées américaines! Moi qui ai toujours trouvé ce type d'évènements institutionnels archaïques et prétentieux, c'est pourtant les yeux remplis de larmes que j'ai écouté le discours du doyen de la Faculté, et que je me suis vue remettre par le directeur de l'École mon diplôme de 3ème cycle ainsi que l'épitoge verte qui distingue les diplômés en génie. Alors sans trop perdre de mon anonymat, voici une petite photo pour partager ce moment avec vous:



Deuxième bonne raison de m'absenter, j'ai été malade. Un bon gros rhume qui m'a clouée au lit (ou plutôt: sur le canapé!) une fin de semaine entière. Bactériologiquement atteinte, j'ai profité de ce temps mort pour décider que j'avais besoin d'une nouvelle voiture. Et dès lundi matin, je me suis lancée à la recherche de la perle rare, histoire de me rendre compte que trouver la voiture (même usagée!) de ses rêves est nettement plus facile que trouver l'homme de sa vie! Depuis hier, je suis donc l'heureuse propriétaire d'une jolie voiture bleu métallisé, qui grâce à son moteur 2.3L (je sais: ce n'est pas super écolo!) me permettra probablement de ne plus rester coincée dans les bancs de neige en hiver!

Troisième bonne raison: Roland Garros! Hé oui, je suis une fan de tennis. La semaine dernière a donc été largement consacrée au suivi de ce deuxième tournoi du Grand Chelem de l'année. À l'arrivée, peu de surprises (autant du côté féminin que du côté masculin), mais un très beau parcours de nos petits français, et surtout de LaMonf qui m'a vraiment impressionnée!

C'est tout pour aujourd'hui: il fait beau et je m'en vais me promener. Des nouvelles de ma vie de célibataire un peu plus tard dans la semaine!
par Miss Gaby publié dans : Fourre-tout inclassable communauté : Célibataires en chemin...
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Dimanche 1 juin 2008

Chose promise, chose dûe. Il a mis du temps à l'écrire, mais le texte en vaut la peine: une belle histoire comme je les aime! Je vous présente Rom, que vous pouvez également retrouver à :
http://monades.canalblog.com/ .

Bonne lecture (en musique!)...




Je ne suis pas très vieux, mais j'ai gagné ma vie de façon bien différentes les unes des autres...


En ce moment, je travaille sur des chantiers de rénovation. J'oscille joyeusement entre la maçonnerie et la charpente, de l'isolation à l'électricité, de la plomberie à la peinture, etc, etc. Ça me fait un bien fou! Le chantier est au black et mes copains et moi devons bien faire nos 10h effectives de taff tous les jours. Épuisant mais extrêmement rassérénant. Ce travail me convient d'autant plus, que comme la miss Gaby, je suis resté très très longtemps à la fac pour pondre une jolie thèse bien copieuse et bien hermétique. Puis j'ai enseigné dans cette même fac pendant deux ans. Puis je suis sorti des sentiers battus à plusieurs reprises après ça : j'ai plaqué la recherche pour gagner ma vie avec ma musique, puis j'ai fait barman, puis « modèles pour nus artistiques » (si si ! Je déconne pas...). Jusqu'à ce que l'amour que j'entretenais pour une jeune femme parisienne un peu jeune dans sa tête mais tellement fascinante  me pousse à quitter ma petite ville de province et ses petits bars pour accepter une place au très prestigieux et très élitiste « Côllège de Frânce ». C'est un temple de la connaissance et de la pensée. D'illustres inconnus tels que Champollion, Apollinaire ou Bourdieu y ont été professeurs. Le seul minuscule problème est qu'en fait de temple d'ouverture d'esprit, je n'ai trouvé là-bas qu'une bande de snobinards carriéristes, certes très brillants, mais soumis à l'autorité stalinienne d'un professeur autocrate et cyclotomique, entretenant avec ses collaborateurs-victimes, des relations sadiques au possible. De son côté, pendant ce temps là, ma belle immature avait oublié de grandir dans sa charmante petite tête, alors j'ai plié bagage (mais Dieu que je l'aimais...) pour retrouver mes pénates, mes amis d'enfance et la fée Assedic. C'est ainsi que j'ai déboulé dans la charpenterie il y a peu...

 

Je vous entends déjà  penser : « c'est qui çui-la, qui vient squatter chez Gaby pour étaler sa Life!?! », mais en fait tout ça m'amène à raconter une petite histoire qui m'est arrivé la semaine dernière.

 

J'entretiens la très saine habitude d'aller boire une petite bière après le boulot avec mes amis. Ça a le mérite de m'assurer un semblant de vie sociale, et de détendre mon petit corps meurtri par une dure journée de labeur. On se retrouve donc pratiquement chaque soir, avec d'autres trentenaires célibataires esseulés que je connais depuis l'enfance, dans un petit bar irlandais pas très loin de chez moi. Ce petit bar est un peu notre Central Perk à nous. Chacun y déboule, sa journée finie, sans s'être donné rendez-vous. Moi en débardeur platreux et pompes de chantier, d'autres en costards de jeunes cadres dynamiques, d'autres encore, look bobo et queue de cheval d'universitaires relaxes.

 

Un soir de semaine, je me pointe donc dans ce bar, tout content et le sentiment du travail accompli mais encore un poil amoché par une chute de 5m que j'avais faite quelques jours plus tôt, depuis la charpente de la maison que nous retapons. Dieu merci, miraculeusement je n'avais rien de cassé mais quelques articulations bien douloureuses quand même (faut pas pousser mamie dans les ronces, j'suis pas en adamantium..). Là... Personne... Mes amis, une fois n'est pas coutume, m'ont fait faux bond... Aucun d'entre eux n'est là et mon portable n'a plus de batterie... Si il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est boire une bière tout seul. Deux choix s'offrent à moi alors : retourner chez moi par cette magnifique soirée de printemps pour retrouver mon frigo vide et m'affaler devant un DVD quelconque, ou alors me boire ma petite bière seul en maudissant les p'tits cons qui me servaient d'amis jusqu'à présent.

 

Le ventre en avant, la main sur les reins et la démarche un peu chaotique, j'opte pour la seconde solution et m'installe au bar tout seul dans l'espoir qu'au moins l'un d'entre eux pointe son nez (les salopiots !! bande de lâcheurs !!). Enfin bon, plus solitaire que seul, vu qu'une bonne vingtaine de personnes sont installées autour de moi, discutant de tout et de rien. Je reste assis devant ma pinte pendant une petite demi-heure, songeur et, en fait, pas mécontent d'être là, dans un calme relatif, en train de repenser à ce que je suis en ce moment, à ce qu'il faudrait que fasse dans la vie, à ce que je n'ai jamais fait. En bref, pas mécontent d'être inopinément méditatif. Je prends plaisir à regarder les gens heureux et détendus autour de moi : les jeunes hommes sont frais et

enthousiastes, les jeunes femmes si belles et souriantes comme à chaque début du printemps, et je me dis qu'il faut être de marbre ou venir d'une autre planète pour ne pas tomber amoureux tous les 50 mètres en ce moment. Je me dis aussi, en regardant dans la glace en face de moi, mes cheveux blanchis par le plâtre, qu'il faudrait surement que j'aille prendre une douche de façon urgente... J'étais en train de jouer avec cette idée en regardant le fond de mon verre, lorsque le patron du bar me fait relever les yeux en posant une nouvelle pinte devant moi.

 

« C'est de la part de la femme là-bas, dit-il à mi-voix en pointant discrètement une table dans mon dos. Elle m'a demandé qui t'étais... me ressert-il avec un air de conspirateur du dimanche »

 

Perché sur mon tabouret, je me retourne aussi rapidement que mes reins endoloris me le permettent, pour apercevoir une jeune femme, assise seule à une table. Elle me sourit en portant la main qui ne tenait pas son bouquin, à son verre. Sourire... qu'elle a d'ailleurs magnifique. Une jeune femme dans la fin de trentaine, très BCBG, un regard pétillant sous des sourcils épilés à la Marlène, soutenu par des lunettes fines et carrées de working-girl bien dans ses pompes. Il faut dire qu'en tant que dragueur impénitent, j'ai plus l'habitude d'offrir des verres que d'en accepter. Du coup, par réflexe, je me retourne vers le patron, après lui avoir rendu un sourire gêné.

 

« C'est qui elle?

-        Ben, c'est une cliente régulière, elle vient surtout le mardi pour la session de musique live, et elle s'appelle Hélène...

-         Ah, sans dec'?... c'est pas une blague? Et y sont où les garçons?

-        Non non... Y'a jamais de garçons, en tout cas j'en ai pas vu... me répond-t-il avec un sourire qui va pas tarder à virer au goguenard (j'le connais le bougre). »

 

J'ai reçu une excellente éducation, et bon, on ne tourne pas le dos à quelqu'un qui vous offre un verre. Donc je traine mes 80 kilos de courbatures à sa table.

 

« Bonjour mademoiselle, introduis-je , armé de mon plus beau sourire.

-         Madame...

-         Pardon?

-         Madame, je suis mariée, donc : Madame ! M'assène-t-elle avec le même joli sourire »

 

Et ben ça m'a l'air bien parti c't'affaire...

 

« En tout cas merci pour le verre, vous... lançais-je plein d'inspiration 

-         Vous avez de très beaux yeux. On vous l'a déjà dit? 

-         Euh je, oui... En fait, je... Enfin oui...

-         Et apparemment vous avez un sacré mal de dos ! »

 

Bon c'est le blitzkrieg, j'ai pas le temps d'en placer une...

 

«  Euh oui, effectivement, c'est assez inconfortable...

-       C'est marrant, m'interrompt-elle encore, vous avez pas une voix à travailler sur un chantier

-     Parce qu'il y a une voix pour ça? Réponds-je avec l'infime espoir de me gagner quelques secondes de répit »

 

Je suis toujours debout devant sa table, avec l'impression de plus en plus tenace de repasser le bac de français.

 

« Donc j'ai raison : vous travaillez bien sur un chantier !

-         Euh oui, mais...

-         Vous pouvez vous assoir si vous voulez !

-         Non !! Enfin pardon : non. J'aimerais juste pouvoir en placer une.

-         Ah?

-         ben voui, je me suis arrêté à «Bonjour Mademoiselle»...c'est un peu court, non?»

 

Une éternité de silence s'immisce entre moi et la chaise sur laquelle je suis supposé m'assoir. Je pose ma pinte sur la table, tente de poser mes fesses avec le moins de contorsions possibles en face de mon interlocutrice. Je viens de voir une brèche dans son sourire... Il est toujours le même, mais le regard pétillant se fait un peu plus lointain.

 

« Merci pour le compliment, dis-je.

-         Pardon?

-         Merci pour le compliment sur mes yeux !

-         Ah oui ! J'étais ailleurs, désolé, reprend-t-elle les yeux repétillants.

-       Ben on est deux, parce que je commençais à me demander si j'étais pas entré dans la quatrième dimension.

-         Ah bon? Pourquoi?

-         Tu abordes tout le monde comme ça?

-         Non seulement les gens qui me plaisent... »

 

Putain de silence... Je suis un grand romantique en fait... Et là ça va un poil vite pour moi. Solution de repli : la caricature ! J'enfile mon armure.

 

« Je t'inventerai bien des perles de pluies, et je serais bien l'ombre de ta main mais...

-         Tu me tutoies maintenant?

-         ... (silence estomaqué)

-         ... (silence guerrier)

-       Et si on sortait de l'adolescence, là, tout de suite, maintenant ! Ça ferait plaisir à nos parents, non? 

-         Pardon... En fait je suis un peu gêné... »

 

Ouwaouh !! Cette expression sur son visage, mon dieu Rom ! Ne laisse rien paraître !

 

La belle Hélène est traumatologue, a 46 ans, en fait 10 de moins, et est mariée depuis 17 ans. Elle m'a invité à sa table car elle n'avait pas envie de boire son verre seule encore une fois. Elle ne voit son époux buisness-man qu'une semaine par mois, et ce soir-là,  elle ne voulait vraiment pas boire sa bière seule. Mon mal de dos, lui a donné un prétexte pour me convier à soulager sa solitude. Au moins, elle était sûr, vu sa profession, que nous pourrions parler de quelque chose.

 

Nous avons passé la soirée à badiner, dans le même registre un peu braque et un peu acide. Jusqu'à ce que la belle m'offre de me raccompagner chez moi.

 

Après un moment d'hésitation assez court, l'alcool a balayé mes réticences, et nous avons fini la nuit chez moi. Je lui ai donné tout ce que je retenais de tendresse, de sensualité et de compréhension au fond de moi depuis si longtemps. Je le lui ai donné comme ça sans rien demander en retour et nous avons passé une nuit rare. Elle n'aimait pas ses pieds, ils étaient magnifiques, je les ai embrassé. Elle regrettait ses seins de jeunes filles, j'ai chéri ses seins de femme. Elle avait peur de n'être pas sensuelle, d'être maladroite avec un autre, depuis tout ce temps : on s'est inventé un langage à deux, fait de son passé et du mien. C'était une femme fontaine, elle avait peur que je n'en connaisse rien, je lui ai dit qu'elle était une déesse...

 

Elle m'a sauvé d'une solitude que je ne savais pas abyssale... Elle m'a donné son regard, et j'ai gouté l'image que j'y voyais. Elle m'a donné son corps, et j'ai pardonné au mien. Cela faisait des siècles que je m'interdisais tellement de choses...

 

Le lendemain matin je me réveille seul... Sur la table de nuit, 300€ et un petit mot...

 

« Merci pour cette nuit, on m'a dit ce que tu étais. Merci, tu m'as sauvé...»

 

Je ne l'ai toujours pas revue. Je n'ai pas son numéro de téléphone. Je ne sais pas ce qu'on lui a dit, je ne sais quoi en penser. J'alterne entre révolte et incompréhension...

 

J'ai fait beaucoup de métiers dans ma courte vie, mais c'est le seul que je regrette...


par Miss Gaby publié dans : Rencontres... communauté : Relations amoureuses
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Dimanche 25 mai 2008
«Il y a des histoires de sexe et des histoires d’amour, il suffit de construire une grande barrière entre les deux.»

Denis Robert, Le Bonheur.


La semaine dernière, j'ai décidé d'arrêter - au moins provisoirement - les sites de rencontres. J'en avais assez de me sentir prise au piège au troisième rendez-vous. D'avoir l'impression de devoir décider de m'engager (ou non) dans une relation après deux soirées dans un bar et un repas au restaurant. J'avais décidé de me reposer, de m'accorder un répit sentimental. C'est alors que j'ai reçu un e-mail de A. Un très bel homme, à en juger par sa photo. Il disait qu'il avait vu mon profil, qu'il avait envie de me connaître. J'ai poliment décliné son invitation: je ne me sentais pas prête à m'engager dans une relation sérieuse, je lui souhaitais bonne chance. Il m'a réécrit: ''En  réalité, je ne recherche pas non plus de relation sérieuse. J'aimerais avoir une amie sans attache et sans aucun compte à rendre''.

''
Une amie sans attache...''. Excluant le fait que ce soit un contre-sens total, le concept m'a accrochée. Je venais juste de perdre mon James, et S. était sur le point de devenir père de famille. Il était temps de faire rentrer les remplaçants sur le terrain! C'est ainsi que A. et moi nous sommes donnés rendez-vous dans un bar, après un échange (brûlant) de courriels (c'est normal: A. est pompier!).

La virée dans le bar a tourné court. À peine assis sur la banquette de cuir, A. m'a dit: ''Je m'excuse, je ne t'ai même pas dit bonjour...''. Ce faisant, il m'a attirée vers lui et m'a embrassée (note pour plus tard: j'ai embrassé 3 hommes différents dans la même semaine, j'en conclus donc que je suis une grosse traînée...). Entre quelques baisers, nous avons réussi à épargner un peu de salive pour résumer nos vies, histoire de brosser un portrait coloré de nos déchéances respectives. Suite à quoi, nous avons quitté le bar. Direction: mon lit.

***

Je suis parfois un peu crack-pot. Laisser entrer
un parfait inconnu dans mon appartement n'était sans doute pas très prudent, mais au moins, j'en étais consciente. C'est pourquoi j'avais dissimulé une bombe lacrymogène dans mon tiroir à chaussettes, au cas où le fantasme tournerait mal (quoique vu sa carrure, A. n'aurait sans doute eu besoin que d'un seul bras pour nous broyer, moi et mon push-push en ca-canne!). En prime, j'avais demandé à mon amie S. de téléphoner entre 22h30 et 23h00. Bref: tout ça pour dire que je suis crack-pot, mais pas trop...

Le pompier a un corps de... de pompier! C'est-à-dire un corps de rêve, bien trop parfait à mon goût. Il s'épile le torse, et je n'aime pas ça: j'aime les hommes, les vrais, mal dégrossis, les bûcherons quoi! Sans compter que les torses épilés, ça pique quand ça repousse... Le pompier est bien foutu, et il le sait. Lorsque qu'il me demande comment je le trouve, je lui réponds ''Pas trop mal...'', en jouant négligemment avec mes cheveux. Le pompier a des fantasmes de domination, ce qui tombe mal car je n'ai aucun fantasme de soumission. Le pompier est très directif. Je trouve la situation cocasse et finis par éclater de rire (
Un Homme Comme Les Autres, tu pourras peut-être éclairer ma chandelle, mais j'imagine que ça a dû égratigner son ego, le fait que je me marre en recevant un ordre, non?). Bref... Une baise étrange, pas nécessairement très bonne... Ceci dit, rendons à César ce qui est à César: le pompier, je lui décerne volontiers un cunni-award! (oups... ce blog devient pas mal chaud, ces derniers jours!).

***

Après l'amour la partie de jambes en l'air, nous nous allongeons l'un contre l'autre. Il me caresse la nuque. Je le serre dans mes bras (c'est ''mon'' pompier, après tout!). I
l m'embrasse tendrement. Tellement tendrement que je me demande si je n'ai pas affaire à un autre homme.

- Je vais devoir y aller.
- OK.
- Ça ne te dérange pas si je ne dors pas ici?
- Non.

En réalité, je suis bien contente qu'il s'en aille. Je suis même soulagée: avec ses fantasmes de domination, j'ai pensé plusieurs fois à ma bombe lacrymogène...

- Je suis content: on est vraiment sur la même longueur d'ondes toi et moi...


Oui. On est sur la même longueur d'ondes. N'empêche, mon loup, je me demande si je ne ferais pas mieux de changer de fréquence pour les semaines à venir...
par Miss Gaby publié dans : Rencontres... communauté : Célibataires en chemin...
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Vendredi 23 mai 2008

Le 20 mai à 18:27

Salut Gaby,

J’ai lu sur ton profil que tu avais cassé ta raquette. Je peux te donner la mienne si tu veux.


Aujourd'hui à 00:11

Salut Ex,

Je trouve ça stupide, que tu me parles sur Facebook. Si tu veux me dire quelquechose, j'ai toujours le même numéro de téléphone et j'habite toujours à la même adresse.

Gaby

 
Aujourd'hui à 17:57

Ok. Je te donne des nouvelles bientôt. Je vais prendre tout mon courage et le faire. Tu me manques vraiment.

par Miss Gaby publié dans : Ex communauté : Célibataires en chemin...
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